Syndrome LPAC

(lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides)

Le syndrome LPAC est une maladie rare du foie qui entraîne la formation de calculs biliaires.

L’essentiel

Maladie : rare, chronique, parfois d’origine génétique

Qui est concerné : adultes jeunes, généralement avant l’âge de 40 ans

Symptômes principaux : douleurs abdominales, calculs biliaires récidivants

Traitement : efficace dans la majorité des cas

Qu’est-ce que le syndrome LPAC ?

Le syndrome LPAC est une maladie liée à un déséquilibre de la bile. Normalement, la bile contient des substances appelées phospholipides qui permettent de dissoudre le cholestérol. Dans le syndrome du LPAC, ces phospholipides sont insuffisants. Le cholestérol forme donc des cristaux puis des calculs, parfois directement dans le foie.

Ce déséquilibre peut aussi rendre la bile plus irritante pour les voies biliaires, entraînant une inflammation.

Dans de nombreux cas, la maladie est liée à une anomalie génétique, notamment du gène ABCB4. Ce gène joue un rôle dans le transport des phospholipides vers la bile.

Il peut exister une prédisposition familiale, mais tous les membres d’une même famille ne sont pas forcément concernés.

Qui est concerné ?

Le syndrome LPAC touche principalement :

  • des adultes jeunes (souvent avant 40 ans)
  • plus fréquemment des femmes

 

Il peut être suspecté en cas de :

  • calculs biliaires précoces
  • douleurs persistantes après ablation de la vésicule biliaire

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes peuvent varier et évoluer par épisodes.

Le plus souvent :

  • douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen
  • douleurs après les repas, surtout gras
  • irradiation possible vers l’épaule

 

Les calculs peuvent entraîner certaines complications :

  • une inflammation de la vésicule biliaire (cholécystite)
  • une infection des voies biliaires (angiocholite)
  • une pancréatite (plus rare)

 

Certaines personnes peuvent aussi présenter des anomalies des tests hépatiques.

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur plusieurs éléments. Il est évoqué notamment en présence de :

  • symptômes avant 40 ans
  • récidive malgré ablation de la vésicule
  • anomalies à l’imagerie

 

Les examens clés sont les suivants :

  • échographie abdominale (examen principal)
  • IRM des voies biliaires si nécessaire
  • test génétique (non systématique)

 

Certaines anomalies sont discrètes et nécessitent une expertise spécialisée.

Quels sont les traitements ?

Le traitement vise à améliorer la composition de la bile et à prévenir les symptômes. Le traitement de référence est l’acide ursodésoxycholique (AUDC).

  • amélioration rapide des douleurs
  • traitement généralement bien toléré
  • prise au long cours

Vivre avec la maladie

La prise en charge repose sur un suivi régulier et une bonne observance du traitement.

Il est recommandé de :

  • prendre son traitement régulièrement
  • signaler toute douleur inhabituelle
  • éviter l’automédication
  • avoir une alimentation équilibrée même s’il n’existe pas de régime spécifique démontré. Prudence également avec les compléments alimentaires, parfois inefficaces ou nocifs.

 

Le suivi est adapté à chaque patient et le rythme varie selon la situation, mais comprend généralement :

  • consultations régulières
  • prises de sang
  • échographies

Questions fréquentes

Peut-on guérir du syndrome LPAC ?

La maladie est chronique, mais bien contrôlée dans la majorité des cas grâce au traitement.

 

Puis-je avoir une grossesse ?

Oui, dans la plupart des cas. Un suivi adapté est nécessaire.

 

Puis-je prendre une contraception hormonale ?

Certains contraceptifs peuvent ne pas être adaptés. Un avis médical est recommandé.

Informations importantes

Cette fiche a été rédigée et validée par des professionnels de santé spécialisés dans les maladies rares du foie. Elle a pour objectif de vous informer, mais ne remplace pas un avis médical.

En cas de symptômes ou de questions, il est essentiel de :

  • consulter votre médecin traitant
  • prendre l’avis d’un spécialiste
  • vous rapprocher d’un centre expert des maladies rares du foie

Cette maladie est prise en charge par le réseau MIVB-H